Le silence des pierres sacrées

(Titre anglais : The Holy Silent Stones)
jeudi 2 mars 2006

Écrit et Réalisé par Wanma Caidan, avec Blo Bzang (le petit lama), Que Sai (Le vieux lama)et le bouddha vivant Ju Huan (rôle du Bouddha vivant) - 2004, 102 minutes.

C’est le premier long métrage de fiction contemporaine écrit, joué, réalisé et produit par des tibétains. Il fut tourné avec les vrais habitants du village tibétain dont est originaire le cinéaste. Cette démarche authentique et le traitement réaliste de la narration nous offrent une vision vivante du Tibet profond, éloignée de l’exotisme et des stéréotypes.
Ce film est traversé par des touches d’humour qui, s’ajoutant à la rigueur du cadre et de la photographie, des paysages et de la langue tibétaine, participent à l’atmosphère naturelle, sensible et raffinée qui rend bien compte du quotidien dans ces montagnes reculées.

Dans le temple d’un petit village reculé du Tibet, c’est la période du Nouvel An. Petit Lama s’apprête à rentrer quelques jours dans sa famille. Son père, venu le chercher, donne en guise d’offrande au vieux lama, le tuteur de son fils, une somme d’argent lui permettant de réaliser son vœu le plus cher : partir en pèlerinage pour Lhassa. Sur le chemin du temple au village de sa famille , Petit Lama et son père font une halte chez un vieux sculpteur de pierre qui leur promet de leur graver un sutra sur une stèle.
Arrivé à la maison, Petit Lama s’installe devant le téléviseur acheté par son grand frère pour regarder les VCD de la saga du « pèlerinage en occident ». Mais la batterie solaire tombe en panne. Dépité, il sort avec son petit frère pour assister à la répétition d’une célèbre pièce de théâtre du répertoire tibétain. Parmi les acteurs, il y a son grand frère, qui est dans la vie commerçant. Il incarne le rôle du Prince au grand cœur de Bouddha. Sa petite sœur interprète le rôle de sa fille et la fiancée du grand frère, l’épouse favorite du Prince.

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Wanma Caidan, réalisateur tibétain

Le lendemain, toute la famille assiste à la représentation. Dans le public venu nombreux, les personnes âgées sont émues par la scène où le Prince au grand cœur fait don de ses yeux, de sa femme et de ses enfants. Petit Lama, lui, est plutôt blasé de devoir revoir chaque année la même pièce qu’il connaît sur le bout les doigts.

Ayant enfin pu visionner un VCD du « pèlerinage vers l’occident » version dessin animé, Petit Lama a une pensée pour le vieux lama qui aime tant lui raconter les histoires sur les moines de la dynastie Tang. Il demande à emprunter l’appareil et tous les VCD pour les montrer à son maître. Sur le chemin de retour, Petit Lama et son père repassent chez le vieux graveur de stèles. Mais le vieil homme est mort la veille et n’a pas eu le temps de terminer son œuvre. Ils font des prières et transportent la stèle inachevée au monastère.

La vision d’un épisode du « Pèlerinage vers l’Ouest » provoque un enthousiasme certain au temple. Petit Lama demande alors à son père de séjourner deux jours supplémentaires pour que les moines puissent voir l’ensemble de la série. Le père, contraint de rentrer, promet de ramener le téléviseur à la prochaine occasion. C’est avec tristesse que Petit Lama regarde s’éloigner son père avec le téléviseur chargé sur le dos d’un mulet.

Le vieux lama, reconnaissant au jeune Lama pour toute la générosité qu’il manifeste à son égard, lui offre son vieux poste de radio et lui promet de l’emmener avec lui à Lhassa pour le pèlerinage. La grande cérémonie commence. Les lamas prononcent les soutras pour le repos des âmes, pour le bonheur et la paix.


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